Les champs de Potiron

Publié le par Sylvain

Décidément, à l’occasion des championnats du monde, les Saintinois aiment revisiter les classiques du 7e art ( à défaut de pouvoir s’aligner sur les classiques du cyclisme), puisqu’un an après avoir tourné un remake du magicien d’Oz, ils se sont attaqués cette année au monument de John Sturges, les « 7 mercenaires ».

Après un départ la fleur au fusil, Gilles « Mayousse Costaud », mettait le nez à la fenêtre et faussait compagnie au peloton. Sentant l’opportunité d’une victoire à la « Jackie Durand », Monsieur le Président s’enflammait et prouvait au reste du groupe qu’il n’avait rien perdu de sa verge, pardon, de sa verve, en plaçant une accélération dont lui seul a le secret, son légendaire coup de rein laissant pantois le groupe de chasse.

Occupés à se demander quelles sortes de pilules bleues avait bien pu utiliser leur mentor, les poursuivants laissaient le duo d’attaquant vaquer à sa témérité.

Dans la bosse des Morainières, le groupe montait crescendo et reprenait allegro presto le duo, poil au dos. Le président s’accouplait, non,  s’accrochait et basculait le groupe de tête, enfin, avec le groupe de tête au premier passage au lieu dit de St Pierre.

C’est alors que le lion de Chanaz, suite à une accélération de Sire André Picollet, le bien nommé (pour s’intégrer au mieux au club), tentait le coup de bordure dans la descente sur Conjux. Sentant le coup de Trafalgar, Nelson et consort lâchaient les chevaux et les freins et descendirent à tombeaux ouverts. A court de jus et de giclette, le lion en fut réduit à voir revenir le groupe sur lui. Le long du canal, Raoul Blanc, en fin renard, s’extirpa vivement et s’enfuit sans demander son reste. Blanc, brillant, était bien parti pour passer à l’arc-en-ciel, d’autant plus qu’un livreur coupa l’herbe et la chique à ses poursuivants, à Chanaz, en bloquant bêtement toute la route. Mais en fin seigneur, conscient de pouvoir se passer des bêtablocants pour savourer sa victoire, Raoul attendit lui aussi sur le bord de route afin que la lutte soit d’égal à égal, c’est la lutte finale.

La seconde montée sur les Morainières fut épique : Nathan planta deux banderilles qui écrémèrent le groupe de chasse, et firent passer Blanc au Rouge, seuls sept d’entre eux digérant la sauce, soit Yul « Joujou » Brynner, James « Picollet » Coburn, Robert « l’empereur » Vaughn, Brad « D’Anzi » Dexter, Charles « le Lion » Bronson, Steve « Julien » Mc Queen et Horst « le Viking » Buchholz.

L’empereur tira le premier au niveau des moulins, suivi de Joujou, pour une redite de 2014 mais nul ne voulut abdiquer et tous se retrouvèrent au pied de la bosse pour avoir le droit de briguer l’oscar du meilleur acteur de cette édition. Le mac Potiron surveillant la King’s and Queen de Chanaz, l’impératrice Christine, accompagnée de Joujou, et non de son Joujou, creusa le trou sur le reste de la croupe, euh, de la troupe. Flairant l’anus, pardon l’astuce, la Queen de Chanaz fit la succion, pardon, la jonction avec la tête tandis que la queue de la troupe s’arc bandait, euh non,  s’arcboutait pour ne pas perdre la fesse… la face. Bien posés sur leur monture, la reine Christine and the Queen lancèrent les ébats, non les débats et durcirent le con, non, le ton. C’est alors que durcit, pardon, surgit Julien, qui, dans un violent coup de rein, gicla sur la ligne, blanche maculée.

Les champs de Potiron

Essoufflés, les protagonistes, en pleine extase, se jetèrent dans les bras les uns les autres, pour communier et s’étreindre une dernière fois. Le reste n’est pas descriptible et se passe de commentaires. 

Les champs de Potiron

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