Denis 1er, Champion du Monde des Saintinois

Publié le par Sylvain et Franck

N’écoutant que leur courage et leur sens du devoir ( l’envie de porter haut, en terre chautagnarde, le maillot blanc et bleu du club), une quinzaine de cyclos et compétiteurs, insensible au froid et à la pluie (et on connaît l’aversion de l’eau pour les Saintinois !) s’est donnée rendez-vous sur la ligne de départ à St Pierre, l’apôtre connu pour ouvrir les portes du paradis (à savoir un magnum de Colombière !) ce samedi. Deux coureurs étaient particulièrement surveillés de près : le local Manu Fasseta, lequel, moulé dans sa tenue de Campionissimo, en avait impressionné plus d’un une semaine auparavant dans la montée du Sapenay et le Sprinteur Number One du BSIC, qui plus est, compagnon d’une certaine masseuse de talent, avide de masser des cuisses crispées et tendues, le biennommé NoNo. Après un Tour de Chauffe des pneumatiques, Jean Jean décida de tester ses Hutchinson et passa devant les Morainières sans un coup d’œil sur ses compagnons d’infortune. Arc boutés sur leur monture, Nono, le Colombien, le Viking, l’Empereur et le Lion de Chanaz continuèrent l’aventure, bien embêtés de constater qu’ils étaient un de trop pour se taper une belote. N’écoutant que leur sens du devoir, le club des 5, devisa de concert, en quintette, pour empocher la prime. Derrière, après s’être aéré le boa devant la seule église en rotonde de Savoie, le quatuor Manu, Jean Jean, JR et autre soldat inconnu, n’eurent que leurs yeux pour pleurer un Graal à leur portée. Car devant, ça ne taillait pas le bout de gras. Après avoir tenté la traversée d’un pare brise devant la route menant à l’abbaye, le Sieur Marchienne se dit qu’il valait mieux assurer le coup et descendre en père peinard jusqu’à Conjux. Se méfiant les uns les autres, aucun ne tenta de se faire la belle, les testostérones gonflées à bloc. Au pied des Morainières, le Viking prit les choses en main, suivi du Lion et de l’Empereur : un Lion, un épouvantail Chti et un Empereur de fer, il ne manquait que Dorothée pour rejouer le Magicien d’Oz… Dorothée manquant à l’appel, Jacky, Corbier… et Ariane se firent la belle et embrayèrent jusqu’à St Pierre. Le lion, tout heureux de dégripper son 39, se perdit sur le coup tandis que le Viking, transformé en prédateur, fondit sur sa proie sans coup férir, à savoir un Empereur empêtré dans ses problèmes de peuple ( les aristocrates à la lanterne). Même loin d’être rouge, la lanterne ne porta pas chance à l’Empereur.

 

Longue vie au Viking

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