Partager l'article ! - Nos plus belles montures: Nous devons cette nouvelle rubrique à Franck, jamais à court d'idées. En lisant les lignes qui suive ...
En lisant les lignes qui suivent, nous en saurons
davantage sur celles que nous choyons, lustrons, bichonnons, bref, celles auxquelles nous portons (beaucoup trop ?) d'attention.
L'honneur revient à Vincent, "l'homme-outil du club", jamais en manque de matériel pour aider son prochain, désoeuvré devant un pneu à plat, à regagner ses pénates en toute sérennité,
d'ouvrir le bal de cette nouvelle et alléchante chronique.
Description du vélo: Giant TCR advanced compact + Groupe Shimano utltégra + Roues campagolo Eurus
Quel a été ton premier vélo ? en quelle année ?
René FALLET écrivait que « le vélo est la plus belle conquête de l’Homme ». Je partage cet avis plus que tout et suis persuadé qu’il y a probablement par-delà les rouages mécaniques, une part d’âme dans nos destriers...du moins j’ose l’imaginer. Mais pour en revenir à la question et pour évoquer mes vélos, je vais être obligé de parler un peu de moi…
Mon premier vrai vélo (je mets de côté les pseudos vélos que sont les bi-cross), fut – et cela ne s’invente pas – un Raymond Poulidor, demi course, avec 3 vitesses, garde-boue, porte bagages, dynamo et roues de 650…bref une machine de rêve habillée d’un élégant dégradé violet/blanc. Cette première monture fut acquise en 1990, achetée spécialement pour me rendre à mon club de judo situé à près de 7 km de la maison familiale dans le Loir-et-Cher. Ce premier bourricot me permit également d’effectuer quelques balades dans la vallée du loir et de me rendre au collège à vélo. Lorsque nous prenions mon voisin et moi notre machine pour revenir du collège ou du judo, nous devions emprunter la célèbre côte de Saint Oustrille (la même qu’emprunte les pros lors de Paris-Tours), véritable Ventoux local, cette bosse située à la sortie de Montoire-sur-le-Loir (41) constituait un incontestable juge de paix pour nos premières joutes vélocipédiques. Et c’est lors de ces petites compétions officieuses et amicales que je pris progressivement goût aux délices du vélo.
En 1993, âgé de 13 ans, je changeais de braquet… J’étais alors, comme tous les ans en vacances dans ma famille en Savoie. Un ami qui devait avoir alors près de 19 ans me proposa d’effectuer une balade en vélo et de nous rendre au téléphérique du Revard. En partance de Trévignin, nous arrivâmes devant la bifurcation indiquant à gauche « Route du Revard » et à droite « Mouxy ». Le collègue me dit alors qu’il fallait prendre à droite. Je lui répondis : « Mais, non ! Le téléphérique c’est à gauche ». Comme vous l’aviez devinez, il y avait un malentendu entre nous, puisque je pensais au téléphérique du haut (situé au sommet du Revard) et lui à celui de Mouxy. Nous dûmes donc trancher. Lui faisant valoir que je n’étais là que pour quelques jours, je lui signifiais donc qu’il fallait frapper un grand coup et nous offrir ce géant dans l’après-midi. Et là, ce fut le véritable coup de foudre avec la petite reine. Une relation que je ne supposais jusqu’à présent que platonique, prenait tout à coup du corps ! En dépit, d’un mulet claudiquant prêté à la hâte par le collègue, l’ascension se passa merveilleusement bien. Je dû même, encourager mon coéquipier pour qu’il finisse l’ascension. Au sommet du Revard, fier comme un « conquérant de l’inutile » je contemplais la beauté du site et succulait cet exploit. Comme l’exprimait si bien Gaston REBBUFAT, j’étais désormais un « franchisseur d’horizons ». Ce sentiment particulier, d’être le roi du monde, inhérent à l’alpiniste qui vient de conquérir un sommet, s’emparait de moi. J’appartenais désormais à la caste des grimpeurs. L’asphalte, la sueur, la pente et un cadre merveilleux finirent donc par me conquérir. Je serai cycliste !
Ce fut chose faite en 1994 en achetant mon premier vélo de course. Il s’agissait d’un Cobra 560 de décathlon en acier HI-THEN comme le vantait la réclame. J’avais rêvé des journées entières devant les feuilles glacées où se trouvait couché ce qui allait devenir ma « machine de guerre ». Il avait un bleu qui me faisait craquer, 14 vitesses mues par le célèbre groupe exage. Le tout pour la somme de 2990F.
Lors de ma première sortie, emporté par l’enthousiasme, je ne mangea rien du midi. L’après-midi je m’embarquais
pour ma première sortie de 55km. Au retour, à deux km de la maison je fus victime d’une terrible fringale associé à un épuisement sévère au point de devoir faire une sieste dans le fossé…tel un
vagabond à la dérive.
De retour à la maison, le réfrigérateur
fit les frais de cette erreur de diététique !
En cet été 1994, le cobra 560 arpenta les pentes Alpes et suivit quelques étapes du tour.
Ce vélo avait, en effet, l’avantage d’être munie de point d’ancrage sur le cadre pour y fixer d’éventuels garde-boues. Ces derniers me permirent de monter un porte bagage et une paire de sacoche. Sans le savoir, je rentrais dans la confrérie des cylorandonneurs. Ce premier été à pédaler, à franchir les cols du Beaufortin, le nez au vent, fut pour moi une expérience forte enrichissante où j’apprenais à apprécier les paysages parcourus et à goûter pleinement leurs terroirs.
Actuellement, je reste très attaché à ce que m’apporta la pratique de la cyclo-randonnée : authenticité, simplicité et rusticité.
Ce n’est qu’à la saison suivante en 1995, que je pris ma première licence à l’UCM, l’Union cycliste Montoirienne (Pour info, l’UCM organise tous les ans le championnat de France des membres du clergé…une épreuve paraît-il menée à un train d’enfer !). Et c’est sur le cobra 560 que je pris également le départ de ma première course ; Montoire-Saint Calais en cadet 1. Il s’agissait d’une magnifique épreuve en ligne. Dans ce contexte, imaginez donc la polyvalence du vélo ; l’été équipé de sacoches et au printemps suivant au départ d’une course ! J’oserais difficilement, aujourd’hui me pointer au départ d’une course avec mon vélo de randonnée !
La fin de carrière de Cobra 560 fut tragique. Alors que je le promenais sur les routes de Touraine, il se fit atomiser par un camion qui passait par là. Son propriétaire qui fut lui aussi marqué dans sa chaire par cet accident, ne put que constater les dégâts en observant la bête gisante, blessée à mort !
Qu'est-ce qui a orienté ton choix sur le modèle que tu disposes en ce moment ?
Actuellement, mon vélo de course (en voie de montage) est un giant TCR advanced, choisi pour son rapport qualité/prix intéressant…mais aussi et surtout pour sa belle gueule racée !
Quelles sont ses options (pourquoi shimano ou Campagnolo, ou autre ?)
Mon cœur a toujours balancé pour la firme Nippone plutôt que pour la marque transalpine. Je préfère, en effet «l’onctuosité » shimano aux changements de vitesses brutaux et secs de campagnolo. Mais cela n’engage que moi. En revanche, pour ce qui est des roues, je compte bien repartir sur des roues campagnolo pour la saison 2010. J’avais jusqu’à présent des campgnolo eurus et j’avoue avoir été bluffé par la qualité de ces roues.
Possèdes-tu d'autres vélos, si oui lesquels ?
Voilà une très bonne question ! Oui je possède d’autres vélos. Je ne reviendrai par sur les bêtes de
courses qui ont précédée mon Giant. Je préfère, en revanche revenir sur le vélo pour lequel mon attachement sentimental est le plus fort à sa
voir le Philippe. Pour information, M.Philippe est un artisan cadreur dans les environs de Blois. Ce cadre, devait initialement remplacer un vélo d’entrainement qui
présentait d’inquiétants signes de faiblesses.
Acquis pour la modique somme de 1000F, ce cadre sans le savoir allait rentrer dans la légende. Plus qu’un grand discours, observez donc le palmarès de la bête…impressionnant ! :
-1 traversée de la France du Loir et Cher à la Savoie avec sacoches
- Les plus grands cols Pyrénéens
-1 traversée des Alpes (Bauges + Chartreuse + Vercors + Diois + Ventoux + Mer Méditerranée) avec sacoches.
-1 traversée des grandes Alpes (Itinéraire officiel : Iseran, télégraphe, Galibier, Isoard, Vars, Cime de la Bonette + bonus Mont Ventoux et mer Méditerranée) avec sacoches
-1 voyage à Saint Jacques de Compostelle avec sacoches. Il a même pour l’occasion goûté aux autoroutes espagnoles. Avec sacoches
-1 tour de Corse. Avec sacoches
-1 traversée de la Haute-Loire, de l’Aubrac et du Lot. Avec sacoches
-1 traversée du Vercors. Avec sacoches
-1 record de distance = 245km en une journée. Avec sacoches
-1 record de vitesse absolue = 84 km/h. Avec sacoches





Ce vélo, originellement
conçu pour ne pasêtre doté de porte-bagages, finit par casser en 2008 sur le hauban inférieur. Mais, tel le phénix, après un séjour chez un magicien de la soudure, Philippe
renaissait de ses cendres.
Actuellement, Philippe vit une paisible retraite. Il est désormais le vélo des invités de passage en Savoie. Le 31 décembre dernier, il a permis à un collègue de s’offrir le Colombier par Artemare…J’Vous le dis, un vélo de légende !
Pour lui succéder, je m’offris une Randonneuse Hollandaise, un koga : une vraie Rolle Royce de la cyclo-randonné !
Je vous parlerais bien aussi de ma plus belle machine, mais je crains susciter la convoitise….Tant pis, je l’évoque quand-même ! Il s’agit d’un vélo acheté 50F au trocathlon, lorsque j’étais étudiant à Pau. Après de bons et loyaux services, j’ai décidé de lui offrir une cure de jouvence. Et pour couronner le tout, je lui ajouta une plaque de cadre achetée au musée de l’art de l’industrie de Saint Etienne (que je vous recommande d’ailleurs fortement).
Dans ce registre et pour les plus passionnés vous pouvez retrouver sur le site d’Emile ARBES http://velosvintage.ultim-blog.com/ (le frère d’Hubert, coéquipier du Blaireau) un panel de vélos légendaires entièrement restaurés. Du magnifique travail !
En attendant voici, les photos de celui que je surnomme affectueusement « tromblon ».

Si tu avais un crédit illimité, vers quel matériel (cadre bien sûr) irais ta préférence ?
Une trek madone 6.9, équipé en shimano dura-ace di2 et des roues Lightweight.
Un vélo qui t'a marqué (pour son côté mythique, légendaire, par rapport à l'histoire du vélo, à un coureur qui t'a marqué... tout est possible).
Sans aucun doute, le vélo du champion Ecossais Graeme OBREE. Pour information, Graeme OBREE fut plusieurs fois champion du monde de poursuite et améliora à deux reprises le record du monde de l’heure.
Sa machine qui lui permit de battre le « vieux » record détenu par Moser était à la fois révolutionnaire et artisanale. Révolutionnaire, car le coureur se retrouvait dans la position de l’œuf, chère aux skieurs et éliminait de cette façon la prise au vent offerte par les bras. Artisanale, car des pièces de son engin provenait de sa machine à laver.
Obree est un mon sens un bricoleur de génie et un athlète hors norme.
..........
C’est à présent au tour de Dom’ de nous évoquer ses petites reines
Quel a été ton premier vélo ? en quelle année ?
J'ai acheté mon premier vélo pour ma
communion en 1975 tout en acier et bien lourd pour faire les jambes, mais mon premier vélo course je l'ai racheté à un collègue vers 1992
Qu'est-ce qui a orienté ton choix sur le modèle que tu disposes en ce moment ?
J'ai choisi un argon 18 sur les
conseils de mon vélociste (Toinet) une marque canadienne importée nouvellement en France et l'envie d'essayer autre chose sans regret pour l'instant.
Quelles sont ses options (pourquoi shimano ou Campagnolo, ou autre ?)
Equipé tout dura-ace c'est joli et ça fonctionne très bien, bonne longévité. Le cintre compact FSA est merveilleux pour la compétition.
Possèdes-tu d'autres vélos, si oui lesquels ?
J'ai toujours un look 386i qui
est à vendre.
Si tu avais un crédit illimité, vers quel matériel (cadre bien sûr) irais ta préférence ?
Dès que je gagne au loto je m'achète
un PINARELLO DOGMA
Un vélo qui t'a marqué (pour son côté mythique, légendaire, par rapport à l'histoire du vélo, à un coureur qui t'a marqué... tout est
possible).
Pas de souvenir particulier je suis avec intérêt l'évolution rapide du matériel, un respect pour la carrière du grand MERCKX.
……….
Troisième larron à nous parler de sa monture, Stéphane Potin est à présent en piste :
-Quel a été ton premier vélo ? en quelle année ?
Sans parler de ceux quand j'étais à l'école de cyclisme (je ne me souviens plus...) en 2000, j' ai acheté un Basso modèle Zer de la Vini caldirola
-Qu'est-ce qui a
orienté ton choix sur le modèle que tu disposes en ce moment ?
J'ai choisi mon Derosa parce que je
l'avais essayé cet été et j'avais trop bien aimé donc quand mon collègue l'a vendu je n'ai pas hésité...
-Quelles sont ses options (pourquoi shimano ou Campagnolo, ou autre ?)
J'ai voulu me faire le même vélo que
l'équipe LPR (c'est le même modèle, même couleur de cadre)... donc groupe Campa Record roues campa aussi sauf pour les aéros j'ai n'ai pas trouvé, j'ai des Fulcrum (c'est les cousines :-)
)
-Possèdes-tu
d'autres vélos, si oui lesquels ?
Non mais il me faut un
VTT pour rouler avec Gauthier derrière.
-Si tu avais un
crédit illimité, vers quel matériel (cadre bien sûr) irais ta préférence ?
Je prendrais le C40 de Museew en collection
-Un vélo qui t'a
marqué (pour son côté mythique, légendaire, par rapport à l'histoire du vélo, à un coureur qui t'a marqué... tout est possible).
Les Colnago surtout avec la Mapei, j'aime bien les classiques, ce sont mes courses préférées
.
……….
Voici à présent une sérieuse concurrence pour Vincent en la personne du Mauriennais, Pascal Perrin, intarissable sur le sujet. Vivement l’interview. !
Quel a été ton premier vélo ? en quelle année
?
Mon premier vélo de
Course date de 1978. A l'époque, dans ma commune, il n'y avait qu'un marchand de cycles et dans le magasin de Mr Mermoz, l'électroménager côtoyait les articles de pêche, les fusils et les
chambres à air . Mon choix s'est porté sur un Motobécane de couleur Champagne, une bête de course. (See attached file: img0n296951[1].jpg) J'avais fait monter un triple 30x40x50 et
derrière 12 / 15 /19 / 22 / 25.
Ce vélo m'a traîné aux Echelles pour le Championnat de France 80 ( Villemiane Pierre-Raymond ) , puis avec j'ai gagné ma première coupe au 5ème Grand Prix d'Argentine en finissant 1er jeune. La même année, j'attendais le Tour à la Madeleine avec ma monture. Déçu par l'abandon du Blaireau dans la
13ème étape, mes encouragements allaient pour l'Equipe "La Redoute-Motobecane " , les maillots étaient ...Verts.
J'avais trouvé le mien sur le catalogue VPC de La Redoute. Toute une époque !!!!
.(See attached file: 245[1].jpg) J'aimais bien aussi les Miko-Mercier et Raymond Martin, Maillot à pois. Et puis, je me rappelle bien des Ti-Ralleigh-Creda de Zootmelk, avec leur
supporters nous avions bu la "mousse". J'ai du mettre autant de temps pour monter que pour descendre ...il avaient du ajouter des virages !!!!!.
Après ce fut le grand périple à Sallanches le 31 Août 1980
Jeune licencié aux Cyclotouriste d'Aigubelle, le club avait organisé sur 2 jours une sortie en vélo à Sallanches.
Le matin de la course; route humide; descente, traversée du Fayet , rails de chemin de fer et 1ère gamelle, je m'en souviens aussi de
celle là mais rien de sérieux... j'avais rendez-vous avec la course. Une ambiance d'enfer toute la journée, noyé au milieu des Italiens et des Hollandais et puis le dernier tour, j'avais réussi à
grimper sur le talus .... et là ! j'ai croisé le regard d'Hinault au moment où il se lève de sa selle pour planter son attaque dans la bosse dans le dernier tour, devant un Italien, Baronchelli
je crois. Plusieurs décennies après, c'est comme si j'y étais encore. Après, je partais à la Réunion sous les drapeaux ....et d'autres
aventures.
Qu'est-ce qui a orienté ton choix sur le modèle que tu disposes en ce moment ?
Je ne
voulais pas un beau vélo, je voulais un Titane, puis il y avait un Colnago en Promo et avec Mr Pecchio nous avons monté le C40....
Quelles sont ses options (pourquoi shimano
ou Campagnolo, ou autre ?)
Colnago /
Campagnolo ....le mythe c'est aussi simple.

Possèdes-tu d'autres vélos, si oui lesquels ?
Un Peugeot
Replica Team festina R. Virenque.
Si tu avais un crédit illimité, vers quel matériel (cadre bien sûr) irais ta préférence ?
A ton avis ... ..(See attached file: flight[1].jpg) pour le groupe le mécano me montera du Campa, ce vélo me plait bien et ce master X - light est trop beau, c'est un peu plus abordable. (See attached file: 19716_093158[1
].jpg) pas une ride!!!
Un vélo qui t'a marqué (pour son côté mythique, légendaire, par rapport à l'histoire du
vélo, à un coureur qui t'a marqué... tout est possible).
Virenque
!!! Moi il m'a bien fait vibrer, et puis avec tout ce qu'il a pris dans la gueule, il est revenu de loin pour le 7ème maillot à pois.
Mon cousin Patrice qui perçait pédalier et tige de selle pour gagner du poids, cela m’a marqué aussi...
Thierry Bois, nous étions du même canton et je croyais dur comme fer qu'il serait Pro un jour.
Pour conclure, donne-moi le nom de trois
coureurs dont tu souhaiterais en connaître davantage sur leur vélo ?
Gérard SIMON / Christophe Rossilon / TEAM COLNAGO.
Pascal Claret TEAM ASSE.