Partager l'article ! - Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les coureurs sans jamais avoir osé le demander (3/3: suite ... …….. Vo ...
suite ...
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Voici venu à présent l’interview d’un stakhanoviste du peloton, celui que rien n’arrête, ni les tempêtes de neige du mois de mars, ni les fortes chaleurs du mois d’août. Il a accroché tellement de dossards que son interview ne pouvait être qu’un grand moment…
- C’est parti Raoul : Age, taille, poids, profession, situation de famille...
L'âge : 48 ans et cela change tous les ans
La taille : 175 cm, pour cela pas de changement pourtant il paraît que l'on rapetisse en vieillissant (à voir)
Le poids : alors là, la fluctuation est importante : il y a un an : 96 kg, maintenant : 81 kg, demain : ?
Mon métier : là aussi du changement :
- coupeur de jeans et vêtements,
- 10 ans dans l'alimentation,
- mécanicien, réceptionnaire au garage mercédès,
- pizzaïolo,
- contrôleur technique,
- demain : ?
Situation de famille : changement aussi : célibataire, marié, divorcé, célibataire..., et demain ?
Conclusion : 3 licenciements, 1 mariage, quelques passages chez le psy... une vie normale quoi !
- Raoul, raconte-nous ce que tu faisais avant de découvrir la petite reine ?
Tout petit, le père noël : une grosse désillusion.
Le foot, trop petit, pas motivé.
Et surtout, rien sans ma maman.
Le déclencheur de mon intérêt au sport a été le service militaire. Déjà, je sortais des jupons de ma maman et le fait d'avoir passé le brevet d'alpiniste m'a permis de voir que j'avais quelques facilités à l'effort.
Ensuite, un passage au foot où j'ai été champion de Savoie FSGT avec l'équipe de SODIGRAL, puis les rallyes (3ème du groupe A au rallye de Maurienne), puis moto cross et karting, là aussi quelques courses.
Le vélo à 22 ans : début à la Motte Servolex en FFC (mais là on s'occupait des meilleurs et rien pour les autres)…
J'ai connu la FSGT et là une ambiance, une famille. Mes équipes ont été l'équipement, l'ASPTT et Cognin .
- Pour toi, le grand saut de la première course s'est fait où ? Raconte-nous ton souvenir :
Ma première course pour le club de la Motte s'est déroulée à Challes les Eaux et c'était aussi une des premières courses en France pour Greg LEMON. Bien sûr, il a gagné et a fait une belle carrière, pas moi !
- Des hobbies en dehors du vélo ?
J'espère que je vais bien répondre.
Je ne connais pas trop le mot Hobbies. Je connais "Hobbies One Ken Hobbies" (la guerre des étoiles).
Le sport a pris toute la place et beaucoup de temps.
La seule place pour le hobbie a été les filles, mais là aussi pas longtemps (hobbie difficile).
- Ton meilleur et ton pire souvenir en course ?
Le maillot vert du tour de Savoie, pendant une étape qui partait de Montmélian jusqu'à la Chapelle Blanche (3 sprints, 2ème au premier, 1er au deux autres) ; après ces sprints, j'ai fini dans le groupetto pour grimper la Chapelle Blanche.
Championnat de France FSGT : une échappée se développe à 3 pendant une trentaine de km, ensuite nous sommes repris par deux coureurs, je continue avec eux ; à deux tours de la fin, coup de faiblesse, mes deux compagnons eux sont sur le podium, moi pas.
Pire souvenir : Tour du Gard, en échappée tous les jours et souvent avec des italiens ; le pire pour un cycliste, rouler avec des italiens en échappée. Avec eux tous les coups sont permis... Les rois de l'embrouille. Je suis quand même arrivé à gagner une étape, j'ai aussi un peu de sang italien dans les veines, merci maman.
- Ton surnom dans le milieu et pourquoi ?
Boull, pourquoi ?
Interdit au - de 18 ans : Raoul, le cri qui dessoule (surnom donné dans des moments de beuveries où les copains sont très inventifs).
- Avec Gégé, vous êtes les deux hommes en forme du début de saison, où puises-tu cette énorme motivation ?
C'est vrai que ma motivation reste importante, heureusement. Comme je n'ai jamais vraiment été bon, je cours toujours après çà. Je suis peut être resté un peu gamin.
Cette année, il est vrai que Gégé me motive beaucoup, surtout pour le challenge de la Colombière (je rigole).
-A ton avis, qui va remporter le challenge de la Colombière cette année ? Un pronostique ?
Moi, Gégé, ou moi, ou un autre, mais en tout cas un costaud et dans ce club il y en a beaucoup.
- Tu as déjà fait parler de toi cette année, mais as-tu d’autres objectifs de course pour 2010 ?
Championnat de France 2010
- Pourquoi avoir choisi de rejoindre le club de Brison ?
Pour moi, le sport doit apporter certaines valeurs : le respect, la simplicité et l'amitié, et le club de Brison correspond très bien à ces valeurs et, en plus, les coureurs sont des gagnants.
- Pour ma part, je t’ai connu sous les couleurs de l’ASPTT, puis celles de Cognin, qu’est-ce que le club de Brison a de plus (ou de moins)
que les autres clubs ?
Tous les clubs m'ont apporté quelque chose de différents :
- l'ASPTT m'a apporté l'esprit de famille (merci à Jean-Pierre et Brigitte POTIRON)
- Cognin : plus de concurrence entre coureurs
- Brison : le côté copain et pas de chichi
- Si tu devais définir le BSIC en trois mots, ce serait lesquels ?
Un, deux, trois, SOLEIL
- Et toi, si tu devais te définir en 3 mots, que retiendrais-tu (qualités, défauts) ?
Qualité : Ne pas avoir de hobbies (ça veut dire quoi un hobbie)
Défaut : Etre trop caliméro (le poussin à la télé pour les jeunes)
- On ne compte plus ceux qui t'ont choisi afin de mieux te connaître par le biais de cette interview. A ton tour, sors moi 3 noms, 3 membres du club que tu aimerais voir interviewés
Antoinette, qui reste très mystérieuse.
Gégé, qui a certainement des choses cachées.
Seb, qui a sûrement besoin de nous en dire plus.
Je crois que tout le monde doit jouer le jeu et se dévoiler un peu (faire un peu de people est à la mode).
……..
On ne l’a pas beaucoup vu dans les pelotons cette année mais sa présence suffit à regonfler le moral des troupes même si celui-ci est souvent au beau fixe. Jean a des choses à dire mais il en a gardé énormément sous le pied…
C’est parti pour l’interrogatoire : Curiculum Vitae ? Age, taille, poids, profession, situation de famille...
34 ans, 1m72, 74kg, ébéniste vivant dans le péché depuis 5 ans avec Séverine, papa d'un petit garçon de 2 ans et demi: Jules. Tout ce petit monde vit à La Compôte
- Jean, raconte -nous ce que tu faisais avant de
découvrir la petite reine ?
Des sports de combat et de la course à pied
-Pour toi, le grand saut s'est fait où ? Raconte nous ton souvenir :
Ma première course était une gentleman à Coulommier. Je me suis inscrit seul en espérant trouver sur place quelqu'un pour compléter le binome: une femme d'une cinquantaine d'années et on a fini 3ème!!!
-Ton meilleur et ton pire souvenir en course ?
Le meilleur: mon 1er tour de Saône et Loire, belle découverte
Le pire: vu le nombre d'abandons, le choix est difficile!
- Mais au fait ? pourquoi le
cyclisme ?
Au départ c'était un moyen de transport, puis c'est devenu un sport familial. C'est maintenant une belle façon de s'aérer l'esprit, de se balader et de se retrouver pour les courses.
-Ton surnom dans le milieu et pourquoi ?
Je n'en ai pas, mais j'ai remarqué qu'au dessus d'un certain nombre de verres on m'appelle Jean jean.
- Si tu devais définir le BSIC en trois mots, ce serait lesquels ?
J'ai soif...
- Et toi, si tu devais te définir en 3 mots, que
retiendrais tu (qualités, défauts) ?
Serviable, enthousiaste mais franchement borné
- Franck t'a choisi afin de mieux te connaître par
le biais de cette interview. A ton tour, sors moi 3 noms, 3 membres du club que tu aimerais voir interviewés.
Kéké (si il a payé sa licence!), Jean-Luc Passaquay (Oh mon trésor) et Nono le sprinteur
Attendu avec impatience par tout le club... jme lance pour ton interview Sylvain, on ne te présente plus… en Rhône-Alpes où tu as trusté podiums et victoires depuis au moins 10 ans si ma mémoire est bonne!! LA liste serait très très longue si je devais énumérer toutes tes gagnes, tu es sans aucun doute la pièce maîtresse du club, à en juger par ton absence sur certaines courses un grand vide est la!! La régularité, le sens du placement, et tes qualités athlétiques te placent tout naturellement en chef de file, et on se dit "tous" puré cette équipe a de la gueule!!!
Bon c’est parti pour cette interview... le bon
moment pour nous livrer tes impressions et sentiments sur cette saison qui est déjà bien entamée... et en savoir un peu plus sur l'homme qui se cache derrière le coureur de
talent.
Age, taille,
poids, profession, situation de famille
Ah, l’âge, le
sablier coule beaucoup trop vite, je suis à 6 ans d’être classé dans les vétérans ! Dur à encaisser !
1m83, d’après le
médecin, 76 kg à la dernière visite, faut en enlever bien 3 à l’approche des courses, correspondant de presse et accessoirement instit’ (ou nounou selon certains), je partage ma vie avec Magali
et depuis 22 mois avec une petite Théa.
Sylvain,
raconte-nous ce que tu faisais avant de découvrir la petite reine ?
J’ai toujours baigné
dans le sport avec mes parents : ils m’ont mis le pied à l’étrier en m’inscrivant à l’école des sports, j’ai enchaîné avec l’athlétisme, pendant 7 ans…
Je me suis alors essayé au vélo, pendant 2 ans je crois. J’ai tout de suite compris et mis en pratique l’expression « faire l’élastique ». J’en avais jamais autant bavé en sport que ces années là. Il faut dire qu’un certain Fred Conti faisait tout exploser à l’époque. A chaque fois, le challenge était de ne pas prendre plus d’un tour. Un vrai sport de dingues ! Par la suite, le vélo n’étant plus compatible avec ce que je faisais à côté, j’ai juste pratiqué l’athlé à la fac, pour rester en forme. Finalement, le démon du deux roues m’a repris en 2002 où j’ai pris une licence cyclo à St Inn (déjà) et roulé avec un autre Conti (mais plus âgé celui-là donc plus facilement suivable) ; j’avais convaincu mon amie de l’époque des bienfaits du vélo et en avant Simone, l’année suivante, j’étais licencié à St Thibaud, club de cyclisme parmi les plus conviviaux qui existent (c’est toujours ce que je recherche dans un club) avec les Rossillon père et fils notamment. Là, j’ai « appris le métier », les 3ème mi-temps surtout, et les lendemains de course où l’on a plus
mal aux
cheveux qu’aux jambes…
Pour toi, le grand saut de la première course s'est
fait où ? Raconte-nous ton souvenir :
Sacré souvenir,
c’était un circuit vers Rumilly, style Salles, avec une bosse à l’arrivée, en 1993 ou 1994, avec le club de l’ASPTT. Kéké était déjà costaud et pourtant, il avait le vélo de cyclocross de
son père avec les changements de vitesse aux bouts du cintre, jamais vu (même revu) un vélo pareil, il devait peser 10 tonnes. Je me rappelle de l’arrivée, la course était déjà pliée mais je
voulais quand même sprinter… J’ai fini à pied… à 500 mètres de la ligne, le dérailleur avant s’étant fait la malle…
Des hobbies
en dehors du vélo ?
ciné, beaucoup de
lectures saines (canard enchaîné entre autres) car « A coup de livres, on franchira tous ces murs », musique (du lourd, style System of a down ou Pantera et du moins lourd genre Jeff
Beck, du triathlon aussi mais en très grande dilettante…
Ton meilleur
et ton pire souvenir en course ?
Les pires, ce
serait les deux ans d’apprentissage en 1994-1995 avec Fred Conti et Jean-Guy Bois qui me prenaient de un à deux tours à chaque course.
Depuis
la reprise, il n’y en a qu’un, une chute à Rognaix à cause d’une « vague subite » qui m’a envoyé valdinguer sur le bas côté. Bilan : fourche cassée, épaule bloquée et moral dans
les chaussettes (le pire, c’est que je ne la sentais vraiment pas, cette course). Par contre, le soir, j’ai fait le retour avec Kéké et le Papa et au lieu d’aller aux urgences, j’ai fini dans un
restau aixois avec eux… Pour le retour, j’ai conduit avec mon seul bras valide…
Les meilleurs, c’est
-le cri guttural de Vincent à Evires en 2005 quand il gagne (il résonne d’ailleurs encore en écho près du col…)
-toutes
les échappées avec les gars du club (Daniel à Aix, avec Kéké et toi Yannick à plein de reprises, avec Monsieur le président dans la dernière étape du Saône et Loire 2009, avec Pascal Claret à
Brison) dont celle bien sûr avec Vincent à St Clair, c’était énorme.
-les Saône et Loire et le prologue 2009
-les
courses de Brison 2005, 2006 et 2008
-Pour finir, le régional à Chaponnay
Ton surnom dans le milieu et
pourquoi ?
Le lion de
Chanaz, surnom trouvé par l’inévitable Vincent, sûrement à cause de ma crinière à l’époque.
On arrive à la
mi-Mai comment tu analyses ton début de saison? Comment tu te sens par rapport à 2009?
Ca, c’est une
très bonne question (désolé pour la réponse tardive d’ailleurs).
Pour l’analyse à l’époque, si je fais le bilan avec Vongnes (déception), Aix (bonnes sensations), Gruffy (pas très bien, pas de puissance dans les canes), Brison (très grosse déception),
Pour les sensations,
j’ai toujours du mal à me dire si je suis bien ou pas, un dimanche, tu pédales sur une autre planète, le dimanche suivant, tu es à la ramasse et tu regardes tes patins désespérément en espérant
qu’ils touchent la jante (histoire de te rassurer en te disant que ça doit sûrement frotter à un endroit)
Tes objectifs pour cette "deuxième" partie de
saison?
A l’époque,
c’était le Saône et Loire et le championnat régional
Si tu devais
définir le BSIC en trois mots, ce serait lesquels ?
B comme Bière,
Banquet… (j’ai pas dit Beuverie)
S comme Sportivité
I comme Insouciance
C comme Champions
Et toi, si tu devais te définir en 3 mots, que
retiendrais-tu (qualités, défauts) ?
Difficile mais
je dirais : Optimiste malgré le pessimisme ambiant, ouvert, râleur dans certaines circonstances et parfois impatient
Comment es tu arrivé à
Brison?
J’avais une
licence à l’ASPTT et je voulais changer de club car peu de licenciés couraient.
J’hésitais entre Cognin et St Thibaud, Fred m’a invité à l’AG du club, au resto, on est resté et je ne me suis pas posé plus de questions, surtout que je connaissais déjà Kéké et le Papa.
En plus, c’est comme si j’avais toujours connu Fred.
Après toutes ces années de compétitions et ces
victoires, trouves-tu facilement la motivation de continuer? Quelles courses aimerais-tu accrocher à ton riche palmarès??
Quand j’ai commencé
le vélo, je voulais égaler et dépasser mon père en obtenant au moins comme lui un titre départemental. A l’époque, gagner une course en 1 et lever les bras me semblait le graal ultime, puis à
force, tu te fixes d’autres objectifs parce que tu sens que c’est réalisable. A chaque objectif atteint, tu t’en fixes d’autres et ainsi de suite, jusqu’au moment où tu trouves tes
limites.
Pour la motivation, c’est surtout les autres qui me la donnent car s’il n’y avait pas cette bande de fous furieux au club, je ne suis pas certain que j’accrocherai encore un dossard. Et puis il y a des petites phrases qui te marquent comme celle de P. Tranchée, en apprenant que j’allais être papa : « Ah, il va enfin nous laisser tranquille ! ». Du coup, ça m’a motivé tout l’hiver en 2009.
Pour les courses,
les « France », une étape du Saône et Loire, ce serait quelque chose mais on verra ça dans une autre vie.
Beaucoup de coureurs t’ont cité pour cette
interview ( JR, Kéké, Franky ect...) à ton tour de me citer 3 noms
Problème, il y
en a beaucoup :
Pascal Claret car même s’il a rangé son vélo, c’est un très grand monsieur, sur le plan humain et sportif bien sûr,
Fred Fazille parce que c’est grâce à lui que je suis au club,
Eric Le Costaud Chemin ne serait-ce que parce que sa fille s’appelle Théa mais c’est la raison anecdotique
Hervé Breton parce
que je le connais depuis longtemps, que c’est quelqu’un que je conseille à tous de fréquenter
Merci
Sylvain...hâte de voir ça édité et jpeux dire que c’est un vrai métier, journaliste!!! je suis plus à l'aise sur mon vélo. Yannick.
...
Après une longue interruption, les interviews reprennent de plus belle avec l’un des coureurs du peloton les plus sympathiques qui soit, à l’aise aussi bien sur deux roues (mais avec un nom aux origines pareilles, il ne pouvait que carburer sur un vélo ) qu’en actionnant les pistons de son saxo. Du souffle, il en a et il l’a prouvé entre autres en dominant de la tête et des épaules le Grand Prix des Viticulteurs 2010.
C’est bien simple, Hervé Breton remporte tous les suffrages à l’applaudimètre.
- Age, taille, poids, profession, situation de famille... :
39ans ( 01/02/1972 ); 1,74cm, 70Kg, Ingénieur technico commercial, marié ( à une femme compréhensive) et 2 enfants
- Hervé, raconte-nous ce que tu faisais avant de découvrir la petite reine ?
Avant l'âge de mes 14 ans, je n'étais pas très sportif. Je faisais beaucoup de musique ( conservatoire, orchestre... ) Puis j'ai fait du foot en club, du rugby en UNSS jusqu'à la fac, puis du badmington. Mais le vélo, j'en ai toujours fait en dilétante avec mon père qui étant jeune avait fait de la compétition. J'ai eu l'occasion de faire avec lui le gentlemen du lac d'Aiguebelette à 8ans, des audax dès 14 ans et celui des 200km à 16ans.... Et c'est arrivé en fac, que le virus du vélo m'a rattrapé et que je m'entrainais avec assuidité. C'est là d'ailleurs que j'ai connu Manu mais je ne savais pas à l'époque qu'il faisait du vélo.
Et le hasard faisant souvent bien les choses, alors que je roulais tranquile sur le bord du lac , qu'un groupe de cyclistes me double ( le club de St Thibault à l'époque ). Je commence à rouler avec eux et tout en discutant, ils me disent que j'ai des capacités à faire de la compette et que si je voulais, il y avait de la place au sein du club.
En septembre 2003 je crois, je prenais une licence FSGT pour me lancer pour mes premières courses.
- Pour toi, le grand saut de la
première course s'est fait où ? Raconte-nous ton souvenir :
La première course donc que j'ai faite, c'était à TechniSud à Grenoble.C'était un vire-vire de 1km avec course aux points.C'était sprint sur sprint, relance dans les virages à 90°, dans un peloton de 60 coureurs. C'était la première fois que je courrais en peloton, et à la fin de la course j'étais plus crevé par l'attention qui'l fallait porté sur les roues de devant , d'à coté que par la course en elle-même.
Ce que je me rappelle, c'est que j'avais fait la course tout sur le petit plateau ( je n'avais que 200 km dans les pattes), alors que les autres avait déjà la grosse plaque pour le début de saison. C'est là que je me suis dit, que ça allait être dur de résister face à des rouleurs. J'étais accompagné de mon père qui m'encourageait comme il le pouvait car il voyait bien que cela était dur .
Effectivement, cela a été une bonne première expérience pour le placement dans le peloton, les sprints ( j'avais réussi à marquer quelques points quand même !! ).Et qu'il fallait davantage de Km en début de saison pour espérer faire quelle chose en course.
-Ton meilleur et ton pire souvenir en course ?
Comme on le dit toujours en début de course, ça ira mieux après , une fois terminé. Mais il y a des jours, où on se sent des ailes et que la course, on n'a pas du tout envie qu'elle se termine ; ou au contraire, dès les premiers km, on a envie de rentrer et de jeter le vélo dans le fossé.
J'ai pleins de bons souvenirs ( Saone & Loire, Evires, Argonnay....) mais en terme de course , mais mon meilleur souvenir, est celui de ma victoire à Brison l'année dernière. Cette course est tellement sélective et dure, qu'elle est redoutée de tout le monde et le fait de la gagner, à domicile , avec les supporters, la musique pour te soutenir, tu ne peux etre qu'obligé de la gagner. Et ce jour là, j'avais des ailes.
Par contre , des galères , on en connait tous, et je crois que la fois et j'ai le plus souffert physiquement et moralement, c'était l'année dernière, lors de la dernière étape du Saone, où l'on roulait à plus de 50km/h pendant plus d'une heure !! Et là , j'ai bien cru que j'allais exploser .
- Mais au fait ? pourquoi le cyclisme ?
Le cyclisme, je crois que c'est tout simplement mon père qui m'a transmis le virus, ou peut être est-ce héréditaire, alors , dois-je dire c'est dans mes gênes.
-Ton surnom dans le milieu et pourquoi ?
A vrai dire, je ne sais pas si j'ai un surnom dans le milieu, mais je compte sur vous pour m'en trouver un.
-As-tu des objectifs de course pour 2011 ?
2011 est une année où je viens de changer de caté ( 3 ) et le rythme est tout de même différent de la caté 4.On court avec la caté 2 et il y a un réel fossé. Il faut que je m'habitue à ces accélérations fulgurantes, et la distance de course plus longue.
Si je
devais me mettre un objectif cette année, je crois que ce serait avant tout me faire plaisir à chaque course et peut être faire quelle que chose au Saone. Pourquoi pas !!
-Comment fais-tu pour allier toutes tes
passions et être aussi efficace sur un vélo ?
C'est vrai que les gens qui me connaissent, se demandent comment j'arrive à jongler avec toutes les activités que j'ai: Le travail qui me prend bcp de temps + Vélo, musique ( Jazz( trompette ), Harmonie(cor ) ), Tennis. Mais je crois que le secret, vient de la famille. Catherine et les enfants savent que l'entrainement est primordiale si on veut des résultats. Je m'entraine entre 12H00et 14H00 quand je le peux, ou je prends le vélo lors de mes déplacements professionnels, et fais de la musique le soir.
Mais je dois dire qu'il est difficile d'être performant dans chaque discipline tout au long de l'année. On a des coups de fatigue, des coups de moins bien et cela se ressent aussi bien en sport qu'en musique.
- Si tu devais définir le BSIC en trois mots, ce serait lesquels ?
Bonne ambiance
Sincérité et convivialité
Copains
- Et toi, si tu devais te définir en 3 mots, que retiendrais-tu (qualités, défauts) ?
Persévérant, têtu, Honnête
- Le lion époumoné de Chanaz t'a choisi afin de mieux te connaître par le biais de cette interview. As-tu quelque chose de particulier à lui dire ?
Je te remercie de m'avoir choisi pour cette interview. C'est la première fois que je fais cet exercice, et j'espère que mes réponses te permettront de faire un bon article.
Je tenais à te dire que je t'apprécie beaucoup , et que même époumonné, tu te permets de gagner des courses exigentes. Bravo à toi.
- A ton tour, sors moi 3 noms, 3 membres du club que tu aimerais voir interviewés.
Si j'avais 3 noms à donner, je te dirai Nono, Philippe, et Nenette.
...
…
On quitte un lauréat de Brison pour celui qui aurait dû lui succéder au palmarès si le sort ne s’en était pas mêlé. Une crevaison l’a empêché de réaliser un sacré numéro le 1er mai. Mais Patrick Dejean n’a pas dit son dernier mot, pour l’instant, il les a réservés pour cette interview express :
- Age, taille, poids, profession, situation de famille...
42 ans, 1m81, 80 kg, séparé, trois enfants
- Patrick, raconte-nous ce que tu faisais avant de découvrir la petite reine ?
Rugby puis hand ball (sport étude) puis triathlon et cyclisme (club: SOM stade olympique millavois) .... je me suis entrainé quelques temps avec les frères Cordier, je te parle des années 86, 87 si je me rappelle bien, je pense que Yves Cordier ça doit te dire quelque chose !
Puis de
90 à 2009 quasi plus rien 1000 km par an pour prendre l’air ...
- Pour toi, le
grand saut de la première course s'est fait où ? Raconte-nous ton souvenir :
Ca
devait être en junior en 84 ou 85 à Aumont Aubrac ...
-Ton meilleur et ton pire souvenir en course ?
Quelques beaux sprint quand j’étais jeune, et le pire un triathlon sur le lévezou, ça faisait 60 km de vélo, je suis parti comme une balle, ça a duré 20km et pour le reste c’était cuit de chez cuit à 15 à l’heure, une horreur
- Mais au fait ? pourquoi le cyclisme ?
parce que je nage comme un caillou et que je sais pas courir ....
-Ton surnom dans le milieu et pourquoi ?
je n’ai
pas de surnom, à vous de jouer ...
-As-tu des objectifs de course pour 2011 ?
Brison
... raté pour cette fois
-Comment as-tu découvert ce club de
buveur d'isostar qu'est Brison?
Par hasard, au cours d’une sortie, on a tapé la discute avec Vincent et je suis revenu le samedi suivant ... pour l’anecdote Christophe craignant que je ne puisse pas suivre m’a conseillé plutôt de rouler avec les cyclos ....de là est né ma motivation !!!!
- Si tu devais définir le BSIC en trois mots, ce serait lesquels ?
convivialité, équipe, sympas
- Et toi, si tu devais te définir en 3 mots, que retiendrais-tu (qualités, défauts) ?
tenace, sérieux, un poil têtu
- Jean-Luc t'a choisi afin de mieux te connaître par le biais de cette interview. As-tu quelque chose de particulier à lui dire ?
Pourquoi il part toujours à bloc comme ca?
- A ton tour, sors moi 3 noms, 3 membres du club que tu aimerais voir interviewés.
Fa Fabrice ZOVI, Philippe DEMOL, Gérard SIMON
.......................
Jeannie Longo et son 55x11 (avec vent favorable) est une petite joueuse comparée aux braquets qu'emmène notre nouvel interviewé, et ce, quels que soient la force et la direction du vent.
La bracasse, il connaît, son petit plateau lui sert de sous-bock de bière, ce qui lui permet de gagner du poids lors des cyclos.
Sans lui, pas de plaquette de fin d'année (il imprime tout à l'oeil sur ses deniers personnels)
En lisant son interview, vous serez convaincus (si vous ne l'étiez pas encore) que ce coureur là est un joyeux compagnon, convivial, chaleureux... (comme tous ceux du club en gros) et qui sait manier l'humour... Du lourd on vous dit !
De toutes façons, quand on sait que sa fille se prénommeThéa, cet homme ne peut qu'attirer notre sympathie à tous
Place à Eric Chemin...
-Age, taille, poids, profession, situation de famille...
45 ans, 1,67 m, 74 kg (costaud), artisan commerçant (escroc) en bureautique traditionnel : copieur, fax, imprimante... Vis avec Corinne, papa de Théa, 7 ans.
-Eric, raconte-nous ce que tu faisais avant de découvrir la petite reine:
Avant, je pratiquais le tennis, le ski, le surf, le trial, l'enduro, le motocross... J'affectionnais le supercross à l'époque mais géographiquement et financièrement parlant, c'était difficile (simple salarié) et je me suis lassé. Maintenant, c'est ski l'hiver et VTT, vélo l'été. Peut-être me lancerai-je sur une cross un de ces quatre avec Théa, ça améliore les descentes VTT...
-Pour toi, le grand saut de la première course s'est fait où ? Raconte-nous ton souvenir :
La toute première était la Grande Verte à la Féclaz en VTT, c'était aussi leur première édition : j'ai couru sans casque, en basket et T-Shirt coton, sans licence ni certif' (que du bonheur !). Le parcours était folklo, balisé à l'arrache, il y avait trois commissaires pour 40 km... Mon beau-frère finit avec moi en ayant 10 bornes de moins... On s'est bien marré.
La première course sur route (4 ans après avoir commencé le VTT) était l'Ardèchoise : 6 000 partants... Je me suis inscrit sur le 140 km, que j'ai terminé en 6 heures et des brouettes, avec 700 klm au compteur. Philippe David, que je connaissais, avait gagné ce parcours : il m'a dévisagé avec des yeux d'extra-terrestre en m'affirmant qu'il "faut au moins 2 000 km pour cette distance"...
Effectivement, j'ai trouvé le temps un peu long mais j'ai collé un quart d'heure à un ami venu avec moi et qui, lui, avait plus de 2 000 km au compteur (déjà Costaud). J'ai bien apprécié l'ambiance des cyclosportives sauf les descentes, en tant que VTTiste, je ne me suis pas fait que des amis...
Mon premier vire-vire (10 ans après le VTT), c'était la Motte-Servolex. J'y suis allé avec le trouillomètre à zéro. J'avais assisté à ce type d'épreuve où des mecs affutés comme des rasoirs étaient largués dès les premiers tours et je me demandais bien où je me situais... Fred Conti était au départ, je me suis accroché, voire ai bien ratonné, mon objectif étant de tenir le plus longtemps possible... Finalement, j'arive en milieu de paquet dans la montée d'arrivée, très content forcément.
-Ton meilleur et ton pire souvenir en course :
Mon meilleur souvenir...
Ma première victoire en VTT à Divonne, un relais à l'américaine avec mes potes du Team Sport Aixtrem. On faisait les Coupes de France VTT Roc d'Azur, on se déplaçait ensemble, régis Migliorini, ton ami le descendeur, courait à Albertville avant d'aller au célèbre club de Praz/Arly. Tout le monde se connaissait, s'entraidait, s'encourageait... En fin de saison, ça finissait autour d'un bon repas avec un peu d'Isostar.
Mon second souvenir remonte à ma première victoire sur route sous les couleurs de Brison à Lagneu. Franck fait 2, l'Arbalète 3, Jean-Jean 5, Daniel gagne la 2, Nénette fait 2... Que du jaune sur le podium !
Au lieu d'un bouquet, j'ai eu un bel oeuf au chocolat qu'on a vite dézingué avec Théa.
Mon pire souvenir a été ma Coupe de France Elite VTT à St Gervais... Un parcours plus dur qu'une Coupe du Monde d'après le défunt Dupouey qui avait gagné. Sur 400 partants, on est 197 à l'arrivée... Je termine 185ème. On s'était inscrit pour partir dans la première vagueau Roc d'Azur mais on avait des licences départementales. Pour être qualifiés, il fallait une Régionale... Tous ces efforts lors de cette course pour rien. Cela résume bien l'esprit d'une certaine fédération...
-Mais au fait, pourquoi le cyclisme ?
A l'époque du cross, j'avais une condition physique moyenne, les tops ricains faisaient du VTT, du vélo, voire du triathlon. Je me suis donc acheté un VTT, puis un vélo de route, puis un 2ème vélo de route, un de chrono, etc.
J'ai mis les doigts dans un engrenage technologique, les nouveautés, le matos light me passionne, j'aime voir un départ de course pros juste pour voir leur matos, surtout les continentals qui testent des protos. Mon rêve serait d'avoir un vélo de chaque marque dans le garage, juste à côté de mes neufs paires de ski de fond!!!
-Ton surnom dans le milieu et pourquoi :
Mon surnom, c'est l'Arbalète qui me l'a trouvé : Le Costaud ! On me demande souvent à quoi me sert mon petit plateau, puisque je suis toujours sur le 53. Je n'arrive pas à tourner les jambes. Pour avoir assisté à un certain nombre de courses, je ne suis pas convaincu par la vélocité. Chacun possède ses propres qualités musculaires.
Pour l'anecdote, Absalon a couru la finale de la Coupe de France VTT en monoplateau à Val d'Isère!!!
-As-tu des objectifs de course pour 2011 ?
Mes objectifs 2011 : me faire plaisir avant tout, la course est la cerise sur le gâteau qui donne du sens à la discipline. Si je dois en définir un clairement, ce serait un podium ou une gagne en chrono par équipes, avec l'Arbalète, mon ami. Le chrono, c'est sa raison d'être, à vélo.
A chaque fois que nous avons pris le départ sur un chrono et que nous avions de bonnes sensations, nous avons connu un problème mécanique : GPS (erreur de parcours), chute, perte prématurée d'un coéquipier... Il faudrait que je demande à Prosper de tuer une poule pour nous...
-N'est-ce pas trop difficile pour ton éthique personnelle de faire partie d'un club autant porté sur l'Isostar ?
Mon éthique consiste à être en accord avec soi-même. Cela ne me dérange pas qu'on s'amuse et que l'on se détende avec l'Isostar locale. Ce qui me dérange, c'est de boire pour faire comme les autres. J'apprécie l'Isostar concoctée par Prosper. Cela me rappelle un séjour en Martinique (Bamboulas, plages, accras et Isostar).
Pour en finir avec l'éthique, j'ai un gros avantage sur mes coéquipiers : je n'ai pas besoin de boire pour être lourd, c'est très naturel chez moi, dixit mon entourage...
-Si tu devais définir le BSIC en trois mots, ce serait lesquels
BSIC : sueur, victoire, isostar
-Et toi, si tu devais te définir en trois mots, que retiendrais-tu (qualités, défauts) ?
Rancunier (je ne pardonne pas, je tiens cela de ma maman), lourd (propre et figuré), Costaud (à vous de juger ?)
-Le lion époumoné de Chanaz t'a choisi afin de mieux te connaître par le biais de cette interview. As-tu quelque chose de particulierà lui dire ?
Nous sommes tous deux papas de Théas en bonne santé, pleines de vie. Profitons, elles grandissent si vite. La mienne a déjà 7 ans, il m'arrive de faire des impasses sur des courses, pour partager une activité avec elle. Son sourire au ski ou sur son VTT, quoi de mieux ?
Des courses, il y en a tous les week-ends.
A ton tour, sors-moi trois noms, trois membres du club que tu auimerais voir interviewés :
Trois noms : les Rigonis (la bomba latina cannibale et l'Arbalète Zen au mental d'acier), Prosper dont worry, be happy Copaver, le Viking venu du Nord, Denis Marchienne, chaud comme la braise : sa devise en course (ça vaut aussi pour Raoul) : que je trépasse si je faiblis : un coup ça passe, ça trépasse et des fois, ça fracasse !